L’ablation des ganglions lymphatiques de l’aisselle (curage ganglionnaire axillaire) a 3 objectifs :
- Stadifier correctement la maladie
- Orienter les traitements associés
- Assurer le contrôle local de la tumeur chez les patientes présentant une atteinte ganglionnaire
La présence ou non d’une atteinte des ganglions lymphatiques axillaires est le paramètre le plus important concernant l’évolution du cancer du sein (dans quelle mesure il menace la vie de la patiente).
Si l’ablation des ganglions lymphatiques liés au sein répond aux objectifs énumérés ci-dessus, il existe un risque d’effets secondaires rarement observés tels qu’un gonflement du bras. Pour prévenir ces risques, certaines mesures sont prises, comme protéger la main et le bras de la patiente contre les blessures.
Les études menées ces dernières années ont montré qu’il faut retirer 8 à 10 ganglions lymphatiques pour que l’aisselle soit correctement échantillonnée.
Les statistiques montrent que, dans environ 60 % de tous les cancers du sein et en moyenne 75 % des cancers du sein de stade précoce, il n’y a pas d’atteinte des ganglions lymphatiques axillaires au moment du diagnostic.
Points à surveiller après un curage ganglionnaire axillaire – l’intervention d’ablation des ganglions lymphatiques de l’aisselle
- Chez les patientes ayant subi un curage axillaire, il est très important de protéger le bras contre les traumatismes et les infections. Le flux lymphatique pouvant être affecté, un gonflement du bras (lymphœdème) peut se développer.
- Le risque de lymphœdème est étroitement lié à l’étendue de l’ablation des ganglions lymphatiques de l’aisselle. Après un prélèvement du ganglion sentinelle, ce taux est assez faible.
- Il peut y avoir une limitation temporaire, rarement permanente, des mouvements du bras et de l’épaule. Les exercices du bras sont commencés après le retrait des drains. Il est particulièrement utile de commencer certains exercices qui augmentent les mouvements de l’articulation de l’épaule.
- Après le retrait des drains, du liquide lymphatique peut s’accumuler dans l’aisselle et sous la peau du sein (sérome). Tant qu’il n’atteint pas une taille gênante pour la patiente, aucune intervention n’est nécessaire. Sinon, il peut être évacué en l’aspirant avec une seringue.



